Assainir une maison

 

Une maison, comme toute autre habitation domestique, est vouée à une utilisation quotidienne de l’eau. En effet, cette eau est indispensable à tout être humain pour ses besoins vitaux. Elle est utilisée pour étancher la soif, pour la préparation de la nourriture, pour faire la lessive et la vaisselle et bien d’autres utilisations. Lorsqu’on regarde les statistiques françaises, il y a un peu plus de 36 millions de logements, un ménage est composé en moyenne de 3 individus et la consommation d’eau s’élève jusqu’à 150 litres par jour par personne. Vous vous demandez sûrement pourquoi parler de ces chiffres ? La réponse est simple, plus l’eau est utilisée, plus la production d’eaux usées est importante. Justement, nous allons aborder dans cet article tous les bons à savoir sur le traitement de ces eaux résiduelles par le fait d’assainir une maison.

Pour y arriver, la micro station fait partie des installations les plus performantes à l’heure actuelle. Le système d’assainissement individuel s’adresse à des milliers de logements qui ne sont pas reliés au tout-à-l’égout.

D’ailleurs le traitement des eaux est obligatoire et les installations doivent se faire conformément aux normes en vigueur. Si la nécessité de la micro-station pour une maison principale n’est pas mise pas en question, qu’en est-il des résidences secondaires ?

Est-il possible de procéder à l’installation d’une micro-station en résidence secondaire ? Une question que l’on pose très souvent.

Réponse dans les lignes à suivre.

Qu’est-ce que l’assainissement ?

 

On peut donner plusieurs définitions de l’assainissement. Cependant, pour vraiment le comprendre, on commence par décomposer ce terme et d’en sortir la racine qui est : « sain ». En effet, toutes les maisons doivent produire des eaux usées que l’on ne peut pas stocker. Il faut plutôt traiter pour finalement les rejeter dans le milieu naturel. L’assainissement est une méthode qui vise à rendre ces eaux usées saines pour qu’elles ne présentent aucun risque sanitaire pour l’homme, les animaux et l’environnement.

Il existe 2 types d’eaux usées à savoir les eaux ménagères et les eaux-vannes.

  • Les eaux ménagères :

On les produit principalement par la cuisine. On les utilise pour le nettoyage des aliments et la vaisselle, elles ont moins de résidus. Donc elles sont moins toxiques et plus faciles à traiter.

  • Les eaux-vannes :

Elles se constituent ces eaux grises et des eaux noires. En général, elles sont plus toxiques puisqu’elles proviennent d’une utilisation nécessitant l’emploi davantage de produits chimiques. Les eaux grises concernent notamment la douche, les lave-linges, etc. Quant aux eaux noires, elles sont produites par les toilettes ou WC.

Au-devant des risques que présentent les eaux usées, l’assainissement est un domaine relevant de la santé publique. En effet, elles contiennent plusieurs éléments particulièrement pathogènes. Ceux-ci, qui peuvent causer beaucoup de maladies se développant dans un milieu insalubre. L’assainissement rassemble alors toutes les techniques et solutions mises en place pour traiter les eaux usées. Il prend également en charge le traitement des déchets solides.

Lorsqu’on parle d’assainissement, on parle du traitement sans distinction de tous les déchets d’eaux, pluviales comme domestiques. D’une manière générale, les eaux de pluie ne présentent pas de grands risques sanitaires et on peut tout de suite les rejeter dans la nature. A contrario, les eaux usées domestiques doivent impérativement passer par un assainissement précis pour limiter au maximum les impacts sur la santé humaine, animalière et écologique. Voilà pourquoi le traitement de ces 2 déchets d’eau se fait de manière distincte.

Par ailleurs, afin de réduire au maximum les risques sanitaires, des réglementations strictes appliquent les méthodes d’assainissement existantes. En fonction de la solution qu’utilise une maison, il peut y avoir des normes et des agrégations ministérielles qui s’imposent.

En général, on délimitation des zonages revient aux communes pour tous les types d’assainissement que l’on met en place. Si votre maison est à proche du réseau public ou réseau tout-à-l’égout, on favorise l’assainissement collectif. Au cas contraire, vous devez impérativement utiliser la méthode d’assainissement non collectif, ou assainissement individuel.

Assainissement maison, quels sont les types d’assainissement ?

 

Il existe donc 2 types d’assainissement que l’on impose en fonction de la configuration de votre maison. Plus précisément, de sa proximité par rapport à un réseau collectif. On distingue alors l’assainissement collectif et l’assainissement non collectif.

  • L’assainissement collectif :

On l’appelle également assainissement tout-à-l’égout. C’est la méthode publique de traitement des eaux usées à savoir : leur collecte, leur transport et leur épuration pour un rejet final dans la nature. Comme on parle d’un domaine public, la responsabilité de l’assainissement collectif incombe la commune. Si votre maison possède la capacité de se connecter au réseau public, vous êtes dans l’obligation de recourir à l’assainissement collectif.

Il existe 2 types de réseau d’assainissement collectif à savoir le réseau séparatif et le réseau unitaire.

  • Le réseau séparatif :

Dans ce type de réseau, la gestion des eaux se fait de manière distincte. Il se compose de 2 réseaux distincts, l’un pour le traitement des eaux pluviales et l’autre pour celui des eaux usées domestiques. Autrement dit, vous ne pouvez pas rejeter vos eaux de pluie dans le réseau qui va recevoir les eaux usées domestiques. Dans le cas où la commune dispose de ce type de réseau, elle prend en charge l’évacuation. Dans le cas contraire, vous devez avoir un système d’évacuation spécifique aux eaux de pluie.

  • Le réseau unitaire :

C’est un réseau unique dans lequel on reccueille toutes les eaux usées, de pluie ou domestiques dans un seul et même égout. Pour ce type de réseau, on ne l’autorise et utilise que si le mélange résultant des différentes eaux ne présente pas de risques pouvant nuire à l’épuration. Comme les précipitations sont variables selon les saisons, le réseau unitaire implique l’utilisation d’un dispositif de régulation du flux très utile lors des périodes de fortes pluies.

  • L’assainissement non collectif (ANC) :

On appelle également ce type d’assainissement assainissement individuel ou assainissement autonome. Contrairement à l’assainissement collectif, ce second type consiste au traitement des eaux usées domestiques de manière individuelle. Et ce, sans passer par le réseau public tout-à-l’égout.

 

Son principe se base sur celui de l’assainissement collectif c’est-à-dire en 3 étapes successives :

1.La collecte :

On collecte toutes les eaux usées domestiques puis on les transportes vers un dispositif de traitement. Distinction faite des eaux pluviales qui que l’on peut rejeter directement dans la nature.

2. Le traitement :

La maison doit disposer d’un système de traitement des eaux usées afin de retenir les matières lourdes solides et d’assainir les eaux qui ont encore des éléments nocifs en suspension. En général, cette phase comporte une étape de prétraitement avec l’utilisation de fosses septiques ou fosses toutes eaux, et d’une étape de traitement pris en charge par des systèmes d’épuration.

3. L’évacuation :

Comme la maison ne se connecte pas à un réseau public, l’évacuation peut se faire dans le sol même ou vers un cours d’eau à proximité. On va la choisir en fonction de la configuration de la propriété.

Il existe sur le marché plusieurs solutions à destination de l’assainissement non collectif. Elles répondent généralement à 2 filières à savoir : la filière traditionnelle et la filière agréée. Celle dite traditionnelle rassemble les techniques classiques comme l’utilisation de filtres à sable, de lits d’épandage, etc. Elle a l’avantage d’être autonome, mais nécessite d’avoir une grande surface. Pour la filière agréée, une agrégation ministérielle est requise pour pouvoir l’utiliser. On peut citer les filtres compacts, les micro-stations d’épuration et les filtres plantés. Elle ne nécessite pas d’avoir une grande surface pour son installation.

En fonction de la filière que vous choisissez ainsi que des besoins en capacité de traitement, les coûts que représente un système d’assainissement sont différents. Cela dit, la loi impose à toutes les maisons ne pouvant pas se raccorder à un réseau collectif de procéder à un traitement individuel de leurs eaux usées.

Les types d’assainissement autonomes

On utilise généralement ces systèmes dans les zones où il n’est pas possible de raccorder les habitations à un réseau d’assainissement collectif. Voici quelques types d’assainissement autonomes courants :

 

Fosses septiques

Les fosses septiques sont des réservoirs souterrains qui permettent la séparation des solides et des liquides dans les eaux usées. Les solides se décomposent partiellement, et les liquides s’écoulent vers un champ d’épandage pour que le sol les absorbent.

 

Filtres compacts

Ces systèmes combinent plusieurs étapes de traitement des eaux usées, généralement dans un seul réservoir. Ils peuvent inclure des processus biologiques, chimiques et mécaniques pour purifier les eaux usées avant de les rejeter dans le sol.

 

Micro-stations d’épuration

Ces installations miniaturisées traitent les eaux usées domestiques en utilisant des processus biologiques. Elles sont conçues pour être compactes et peuvent être adaptées à des espaces restreints.

 

Fosses toutes eaux

Ce type de fosse recueille toutes les eaux usées de la maison, y compris les eaux de cuisine, de salle de bains et de lessive. Les solides se déposent au fond de la fosse, et l’eau traitée est ensuite dirigée vers un système de dispersion dans le sol.

 

Que dit la loi sur l’assainissement ?

 

Comme on parle du traitement des eaux usées, le risque potentiel sur la santé de l’homme, des animaux, des végétaux et l’environnement en général augmente. Voilà pourquoi, la loi assainissement régit l’assainissement, mais également par des règles strictes. Le but étant de contrôler le bon fonctionnement de tous les systèmes en place, que ce soit un assainissement collectif ou individuel. La loi est mise en place pour le bien de tout le monde.

La loi sur l’assainissement concerne notamment le traitement des eaux usées qui peuvent être extrêmement néfastes à cause des différents éléments qu’elles sont susceptibles de contenir (produits chimiques, etc.).

Pour l’assainissement collectif, comme ce domaine relève de la commune, cette dernière va juste s’assurer que la maison se raccorde bien au réseau public. Et que l’installation ne présente aucun risque potentiel pour les occupants et le voisinage (présence de fuite, émanation de mauvaise odeur, etc.).

C’est pour l’assainissement non collectif que la réglementation est la plus stricte. Si vous avez une maison qui ne peut pas se connecter au réseau public d’assainissement, vous devez procéder à l’installation d’un système de traitement autonome des eaux usées. La loi s’assure que votre installation est conforme aux normes en vigueur. Mais aussi que votre capacité de traitement est conforme aux réglementations en place. Le SPANC (Service Public d’Assainissement Non Collectif) nait à travers la loi sur l’eau de 1992 et rendu obligatoire pour toutes les communes par la loi du 1er janvier 1996. Depuis, c’est à ce service de contrôler périodiquement toutes les installations, neuves ou réhabilitées, concernant l’assainissement individuel.

Il existe plusieurs arrêtés qui régissent l’assainissement non collectif, dont ceux du 07 mars et du 27 avril 2012 qui renforcent la mise en place d’installations neuves de qualité et la priorisation des réhabilitations des installations à risques.

Aides et installation

 

Aides financières

Afin de financer les travaux que le SPANC préconise , vous avez la possibilité de mobiliser des ressources personnelles ou d’opter pour un prêt travaux. Celui-ci auprès de votre institution bancaire.

Parallèlement, diverses aides financières sont accessibles :

L’éco-prêt à taux zéro est prolongé jusqu’au 31 décembre 2023. En outre, d’autres subventions sont disponibles, notamment celle de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah), soumise à des conditions spécifiques. Il est également envisageable de bénéficier d’un taux de TVA réduit (10 %), sous réserve de certaines conditions.

Dans le cadre d’une démarche éco-responsable, nous vous recommandons vivement de sélectionner un artisan Reconnu Garant de l’Environnement (RGE).

 

Installation

 

Bien que le SPANC soit l’unique organisme qui peut conduire les contrôles réglementaires, il n’impose aucune entreprise spécifique pour l’exécution de vos travaux. Pour faciliter votre recherche d’une entreprise agréée, certains territoires mettent en place une charte regroupant des professionnels de qualité dans ce domaine. Nous vous encourageons à vous informer auprès du SPANC de votre commune afin de concrétiser votre projet de rénovation ou d’installation d’assainissement individuel.

Quand le chantier est terminé, vous recevez le certificat de conformité pour votre installation sanitaire. De votre côté, assurez-vous qu’il n’y ait pas de mauvaises odeurs et que l’évacuation des eaux se déroule sans encombre.

Pour toute question supplémentaire ou en cas de problème, n’hésitez pas à contacter le professionnel en charge des travaux. Il peut vous fournir des conseils utiles et effectuer d’éventuelles corrections si nécessaire. Un suivi régulier de votre système d’assainissement contribue à assurer son bon fonctionnement à long terme.

Entretien

 

Il est impératif de procéder à la vidange de votre installation par un professionnel de l’assainissement environ tous les 4 ans. Ce, ou dès que la hauteur des boues atteint 50 % du volume de la fosse (30 % pour les micro-stations).

Effectuez des inspections régulières de la fosse septique. Contactez une entreprise spécialisée, pour assurer l’entretien de votre installation. Ce professionnel doit vous remettre un certificat après l’entretien. Celui-ci comprenant des informations détaillées sur la nature et la quantité des boues, ainsi que le lieu d’évacuation.

Si vous envisagez une vente, veillez à fournir (ou obtenir) un diagnostic de l’état de l’installation datant de moins de 3 ans.

En plus de l’obligation de vidange, il est fortement recommandé de maintenir vos équipements en bon état. Souscrivez un contrat de maintenance avec une entreprise spécialisée en assainissement. Ce, afin d’assurer le nettoyage régulier et le remplacement préventif de certains composants.

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